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L'ENTREPRESSEDecembre 2002 n°91 |
Une « com » franco-française, un danger
L’ouverture d’esprit, c’est la clé à bien des
maux. En constatant, au printemps, la montée des extrémismes,
nous avons tous noté que le danger du repli sur soi est bien réel.
Il faut donc agir. Que peuvent faire la communication d’entreprise en général,
et l’Ujjef en particulier, pour contrer ces réflexes de peur et de rejet
du monde moderne ? La réponse n’est pas évidente. Bien modestement,
toutefois, avec les moyens qui sont les siens, Entrepresse a souhaité
contribuer à cette ouverture en programmant plusieurs articles dédiés
à la communication d’entreprise autre qu’hexagonale, c’est à dire
« étrangère » (dieu que cet adjectif est laid). De
toute évidence, ce n’est pas la première fois que l’éclairage
international est exploité dans nos colonnes. Ne fut-ce que parce que
beaucoup d’entreprises françaises sont devenues worldwide, et leur communication
aussi… ce qu’illustre par exemple dans ce numéro le journal Passions
de Décathlon (Un Titre au Crible). Pour marquer le coup, nous avons tout
de même souhaité déplacer notre curseur afin de l’installer
provisoirement dans d’autres pays européens. Premier d’entre eux : la
Belgique. Dans ces pages, un article est entièrement consacré
à la communication d’entreprise d’outre-Quiévrain : son évolution,
ses atouts, ses carences, ses particularités. Vous y lirez les (nombreuses)
caractéristiques communes avec la presse d’entreprise française
et les quelques différences notables, comme l’émergence seulement
récente d’agences spécialisées et le problème crucial
du bilinguisme. Dans un prochain numéro, le curseur d’Entrepresse se
déplacera aux Pays-Bas, où les entreprises ont des habitudes de
communication particulièrement différentes des nôtres. Tout
cela devrait participer, je l’espère, de cette ouverture d’esprit si
essentielle…
1817 signes
Didier Le Gorrec, rédacteur en chef